Casser pour construire et construire, pour durer…

C’est ce samedi 14 décembre, à la Maison de la Laïcité de Verviers, que les AML ont donné rendez-vous aux jeunes en âge de participer à la Fête de la Jeunesse Laïque 2014 (FJL), pour « tout casser ».
« Tout casser, mais pour mieux (se) construire », disait l’invitation. Onze téméraires enthousiastes se sont risqués à relever ce défi. Et ils n’ont manifestement pas été déçus.

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Car pour « briser la glace », c’est-à-dire faire connaissance, il leur a été proposé cette année de voyager dans le temps. Les AML avaient en effet affrété pour l’occasion un véhicule temporel leur permettant de présenter et transmettre leur vie, leur personnalité, leurs aspirations, leurs projets et leurs espoirs à destination de la génération de leur(s) petit(s) enfant(s). Car un demi-siècle séparera la présentation qu’ils ont préparée d’eux-mêmes et de leur époque, de l’ouverture de la capsule ensevelie joyeusement dans un coin des jardins de la Maison de la Laïcité. Nul doute que la plupart d’entre eux sera présente, en cette fin de 2063, pour l’exhumation et l’ouverture de cet objet étrange, brossant sans fard leur portrait et leur remémorant l’organisation de cette journée de décembre, prémisse de leur Fête de la Jeunesse Laïque.

Les présentations ainsi faites, il s’agissait de « briser les tabous » ! Au travers de
saynètes en petits groupes, Flore leur a  demandé de construire une première réflexion sur le thème de leur FJL : « Être ou paraître ? ». Après quelques fou-rires et clins d’oeil complices, nos acteurs ont, ensemble, « débriefé » et pris conscience des messages inconsciemment semés dans leur prestation, en vue de construire une première conclusion sur un thème qui, indéniablement, fera leur quotidien à l’adolescence.

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Enfin, pour « briser les conventions », Geneviève avait gentiment accepté de leur tendre crayons, craies grasses et pinceaux pour tenter de matérialiser sur une simple feuille de papier le contenu abstrait des valeurs laïques échangées ce jour.

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Exercice Ô combien difficile et hors du commun pour ces jeunes plus habitués à
recevoir des images commerciales qu’à créer un message symbolique. Mais au
final, c’est bien onze affiches potentielles que laissaient nos artistes emmitouflés au sortir de cette journée bien remplie.

Bruno Boxho